En l'attendant, voici l'affiche du week-end-rencontres qui va très vite se multiplier sur les murs et dans les vitrines de vos commerces préférés !
L'Ecran Réolais blogue sur le Web ! Visitez le Ciné Rex à La Réole (33) à travers les articles et commentaires de toute son équipe !
Agenda de L'Ecran Réolais
13 mai 2010
26 avril 2010
Le ciné se refait une beauté...
Pour les 20 ans de L'Écran Réolais, la façade du ciné a eu droit à une petite couche de peinture (bienvenue)...
Un peu de peinture blanche, un peu de peinture rouge et c'est une nouvelle façade qui apparaît ! Encore plus kitsch qu'avant (mais c'est ce qu'on aime) et surtout beaucoup mieux repérable.
Deuxième étape... la pose de nouvelles enseignes !
(le néon s'est malheureusement brisé lors de son extraction... il est en cours de réparation)
(le néon s'est malheureusement brisé lors de son extraction... il est en cours de réparation)
Maître d'ouvrage : Mairie de La Réole
21 avril 2010
18 avril 2010
"Repose ces lunettes 3D !!!"
Si la presse locale s'en mêle maintenant, comment le spectateur va s'y retrouver ?... NON !!! La 3D, ce n'est pas réservé qu'aux multiplexes ! Et pourtant, à la lecture de l'article en pages 2 et 3 de l'édition du journal, on pourrait y croire : seuls les grands circuits bordelais sont cités et ont droit à la parole.
Pourtant, la révolution concerne toutes les salles (et on ne vous cachera pas que nous y travaillons ardemment). Et corrigeons une erreur régulièrement commise : avant de parler de relief, on parlera d'abord de numérique, et de ce fameux équipement de projection si coûteux que nous devrons bientôt arborer dans nos petites cabines à côté de la bonne vieille bécane 35 mm.
Les deux larrons de l'article sont CGR, cité en exemple, et UGC, très récemment équipé. L'un reçoit un éloge quant au "nez" dont il a fait preuve lors du lancement de la numérisation de ses salles en 2008, l'autre, qui claironnait encore il y a moins de 6 mois ne pas souhaiter numériser son parc de salles et continuait sa résistance, mais qui a viré sa cuti après la claque d'Avatar et la perte nette qu'il a été obligé d'absorber face aux copains qui se remplissaient les poches...
Il est clair que ces deux enseignes dominent le marché cinématographique en bordelais. Signalons que les deux autres multiplexes du grand village, le Gaumont Talence Universités et le Mégarama Bastide, sont eux-aussi en capacité de projeter des films en numérique, et de surcroît en relief.
Plus loin dans l'article, on apprend que "chez les exploitants, on n'est guère prolixe sur le coût exact de la révolution ; le partage des frais se négocie entre eux et les ayants droit". Il n y a aucune raison de le cacher : l'achat et l'installation d'un projecteur numérique avec option relief varie entre 80 et 100 000 € (selon la quantité de travaux à effectuer en cabine - pour nous la facture s'élèverait à 88 000 € sans les travaux).
Par contre les deux circuits "du monopole" ne s'attardent pas sur leur manière de financer cet achat. C'est ici qu'intervient pour eux le "tiers-investisseur" (dont on a déjà parlé dans un article précédent) : Arts Alliance pour CGR, Ymagis pour UGC. Un intermédiaire qui avance l'oseille en négociant des petits pécules auprès des grands distributeurs (américains) qui mettent des DCP (copies numériques) sur le terrain de jeu. Pour les intimes, c'est ce qu'on appelle les VPF (Virtual Print Fee - Frais de copie virtuelle), collectés pour chaque copie numérique mise en circulation. Une très bonne idée en soi, mais qui serait encore meilleure si elle avait été légiférée dès le départ ! Pour l'instant, seuls les tiers-investisseurs négocient les VPF, chacun un peu à sa façon, et, bien sûr, uniquement pour les grands circuits... Le CNC y avait pourtant réfléchi, mais la haute autorité de la concurrence en a délibéré autrement. En d'autres termes, toujours pas de VPF pour les petiots.
Pas de bras, pas de chocolat. On était prévenus... Mais c'est pas une raison, ne nous laissons pas abattre, on trouvera bien une solution.
16 avril 2010
Le jeu-concours démarre...
01 avril 2010
L'Ecran Réolais a 20 ans !
Petite présentation d'une partie de l'équipe (de gauche à droite)
en bas : Jérome Mascotto, Cathy Géry, Anny Haneuse.
en haut : Mieke Hamaker, Angèle Garrigou, Jean-Louis Toulet, Lauly Roulet, Georges Lhoste, Anne Cazarré (et Dobby), Nicole Boussinot et Pierre Haneuse. Attention il y des absents !! à suivre...
(photo : Delphine Decourcelle)
31 mars 2010
Les 20 bougies du ciné...
Quelques photos de la soirée anniversaire de ce 30 mars 2010, 20 ans jour pour jour après la réouverture du Ciné Rex par L'Écran Réolais !
Le buffet de Anne (qui décore tout ce qui lui tombe sous la main) avec les tartes salées de Mieke (qui ont trouvé bien des fans !).C'est autour de 70 cinéphiles, adhérents, collègues, anciens membres, élus, sympathisants, proches ou nouveaux arrivants qui sont venus souffler les 20 bougies de L'Écran Réolais ce soir-là, beaucoup sont restés regarder "La mariée était en noir" de Truffaut et se sont donné rendez-vous le 6 avril à 20h30 pour la séance du film "Le temps de la kermesse est terminé" en présence de son réalisateur Frédéric Chignac.
25 février 2010
Happy Birthday to youuu L'Ecran Réolais...
Le 30 mars 1990, la fine équipe de L'Ecran Réolais, tout juste née, rouvrait les portes (enfin... la grille à l'époque !) du Cinéma Rex.Le 30 mars 2010, L'Ecran Réolais fêtera donc ses 20 ans de service à l'occasion d'un Cinémémoire forcément spécial, occasion de découvrir ou redécouvrir sur grand écran le polar de François Truffaut "La Mariée était en Noir".
Les festivités continueront en avril avec la 3ème Nuit du Doc (programme en cours d'élaboration), puis les 28 et 29 mai pour l'évènement "Rencontre(s) avec Edouard Molinaro" : le réalisateur de, entre autres, "L'emmerdeur", "Mon oncle Benjamin", "Oscar", "L'homme pressé", "Beaumarchais l'insolent", sera de retour dans la ville qui l'a vu grandir (il a suivi sa scolarité à La Réole) pour différentes rencontres avec le public (et d'anciennes connaissances !) lors d'une leçon de cinéma (vendredi 28/05 en après-midi), d'une présentation spéciale d'un de ses films (vendredi soir), d'une séance de dédicaces de son livre "Intérieur Soir" (samedi 29/05 au matin) et d'une carte blanche précédée d'un concert de l'orchestre Entre 2 Sons, spécial musiques de films (samedi soir) !
L'année sera ensuite ponctuée d'évènements placés sous la lumière du vingtième anniversaire, dont une journée rétrospective du (des) cinéma(s) à La Réole, courant juin.
Notez bien ces dates dans vos agendas et à bientôt !
16 février 2010
Le cinéma numérique sera-t-il homérique ?
par Rafael Maestro, président de l’association des cinémas de proximité en Aquitaine
Vous fréquentez un petit cinéma, ou un cinéma d'art et d'essai, ou un circuit de cinéma itinérant... vous appréciez la programmation, le confort, les tarifs, la proximité, la convivialité… Et bien, sachez le, ces petits équipements culturels de proximité, ces petits services publics du cinéma, sont actuellement en train de lutter pour leur avenir… et sans complainte ni résignation, bien au contraire, il faut avouer que c’est (très) mal parti.
Alors, que se passe-t-il ? S’il est vrai que vous êtes toujours plus nombreux à venir chez nous (2.2 millions de spectateurs accueillis en 2009 dans le réseau des salles de cinéma indépendantes en Aquitaine), que le nombre de films qui vous est proposé est en constante augmentation, que les jeunes, les aînés, les actifs, les inactifs, les cinéphiles, les occasionnels, bref que la population aquitaine dans son ensemble vient majoritairement bien plus au cinéma que dans d’autres régions, c’est avant tout car il existe beaucoup de salles de cinéma dans nos campagnes… Alors quoi ?
Le numérique ! Tout comme les disquaires, les librairies, les petits cinémas sont rattrapés par la révolution numérique. Il faut que vous sachiez que nous faisons partie des 2600 cinémas indépendants en France, et que nous sommes tous dans l'obligation de nous équiper en projecteur numérique, d'ici 3 ans. L'adieu définitif à la pelloche,... et à certains métiers, comme celui d'opérateur projectionniste. Comme cet équipement coûte cher, nous avons été obligé de trouver des solutions par nous-mêmes, en développant l’idée de mutualiser les ressources. En gros, les grandes salles payent plus que les petites salles, et presque tout le monde peut s'équiper à moindres frais...
Le Centre National du Cinéma a trouvé l'idée très bonne et l'a reprise à son compte. On s'est dit « chouette, l'État c'est vraiment nous ! ». Il ne restait qu'un détail, l'avis du Conseil de la Concurrence, une formalité pour tout le monde... Nous sommes 2600 à avoir pré adhéré à ce fonds, en l'espace de 6 semaines, presque tout le monde a dit officiellement : « oui ». Et patatras...
Dans le même temps, les grands circuits nationaux, à l'exception notable d'UGC, trouvent rapidement des solutions. Un nouveau métier est arrivé, le tiers de confiance... mi-banquier, mi-VRP, mi-pas-du-métier. Les solutions sont techniques, les frais financiers variant selon la taille du cigare du patron de circuit qui signe son contrat. L'impact social est lui, toujours le même, l'opérateur projectionniste ne voulant pas forcément vendre des confiseries... prend la porte. Merci, au revoir….
Et patatras... Le Conseil de la Concurrence a marqué les esprits en retenant l'intérêt de 450 riches salles de cinéma déjà liées par contrat écrit à un opérateur privé, plutôt qu'à 2600 salles également liées par engagement écrit au CNC. Nous sommes rattrapés par un principe très simple, le principe de réalité. La profession entière qui se mobilise, qui trouve des solutions solidaires et pérennes. Le CNC qui le reprend à son compte, mais le Monde est un marché, et l'exception culturelle est balayée d'un revers de la main. Pour ceux qui la portent, chaque soir, dans des cinémas qui sont les derniers ouverts le soir à la campagne ou en zone périurbaine. Il n'y aura plus d'alternatives à la TV, à Internet. La pratique culturelle collective sera pour les grandes villes. On fera des bornes, mais au moins on aura le choix, 10 films, 15 films à l'affiche du multiplexe…
Nous ne sommes pas dupes. Le vent du libéralisme souffle dans nos bronches, et nous sommes presque tous malades… Après la Santé Publique, la Justice, l’Education, la Politique Industrielle ou Agricole, la Culture sera donc réservée à ceux qui peuvent avoir le luxe de se la payer… Dans quelques années, le seul lieu où la mixité sociale sera présente, ce sera les supermarchés. Ça nous promet des lendemains qui chantent…
« La culture... ce qui a fait de l'homme autre chose qu'un accident de l'univers », écrivait André Malraux. Nous allons pourtant collectivement droit dans le mur. (12.02.10)
Alors, que se passe-t-il ? S’il est vrai que vous êtes toujours plus nombreux à venir chez nous (2.2 millions de spectateurs accueillis en 2009 dans le réseau des salles de cinéma indépendantes en Aquitaine), que le nombre de films qui vous est proposé est en constante augmentation, que les jeunes, les aînés, les actifs, les inactifs, les cinéphiles, les occasionnels, bref que la population aquitaine dans son ensemble vient majoritairement bien plus au cinéma que dans d’autres régions, c’est avant tout car il existe beaucoup de salles de cinéma dans nos campagnes… Alors quoi ?
Le numérique ! Tout comme les disquaires, les librairies, les petits cinémas sont rattrapés par la révolution numérique. Il faut que vous sachiez que nous faisons partie des 2600 cinémas indépendants en France, et que nous sommes tous dans l'obligation de nous équiper en projecteur numérique, d'ici 3 ans. L'adieu définitif à la pelloche,... et à certains métiers, comme celui d'opérateur projectionniste. Comme cet équipement coûte cher, nous avons été obligé de trouver des solutions par nous-mêmes, en développant l’idée de mutualiser les ressources. En gros, les grandes salles payent plus que les petites salles, et presque tout le monde peut s'équiper à moindres frais...
Le Centre National du Cinéma a trouvé l'idée très bonne et l'a reprise à son compte. On s'est dit « chouette, l'État c'est vraiment nous ! ». Il ne restait qu'un détail, l'avis du Conseil de la Concurrence, une formalité pour tout le monde... Nous sommes 2600 à avoir pré adhéré à ce fonds, en l'espace de 6 semaines, presque tout le monde a dit officiellement : « oui ». Et patatras...
Dans le même temps, les grands circuits nationaux, à l'exception notable d'UGC, trouvent rapidement des solutions. Un nouveau métier est arrivé, le tiers de confiance... mi-banquier, mi-VRP, mi-pas-du-métier. Les solutions sont techniques, les frais financiers variant selon la taille du cigare du patron de circuit qui signe son contrat. L'impact social est lui, toujours le même, l'opérateur projectionniste ne voulant pas forcément vendre des confiseries... prend la porte. Merci, au revoir….
Et patatras... Le Conseil de la Concurrence a marqué les esprits en retenant l'intérêt de 450 riches salles de cinéma déjà liées par contrat écrit à un opérateur privé, plutôt qu'à 2600 salles également liées par engagement écrit au CNC. Nous sommes rattrapés par un principe très simple, le principe de réalité. La profession entière qui se mobilise, qui trouve des solutions solidaires et pérennes. Le CNC qui le reprend à son compte, mais le Monde est un marché, et l'exception culturelle est balayée d'un revers de la main. Pour ceux qui la portent, chaque soir, dans des cinémas qui sont les derniers ouverts le soir à la campagne ou en zone périurbaine. Il n'y aura plus d'alternatives à la TV, à Internet. La pratique culturelle collective sera pour les grandes villes. On fera des bornes, mais au moins on aura le choix, 10 films, 15 films à l'affiche du multiplexe…
Nous ne sommes pas dupes. Le vent du libéralisme souffle dans nos bronches, et nous sommes presque tous malades… Après la Santé Publique, la Justice, l’Education, la Politique Industrielle ou Agricole, la Culture sera donc réservée à ceux qui peuvent avoir le luxe de se la payer… Dans quelques années, le seul lieu où la mixité sociale sera présente, ce sera les supermarchés. Ça nous promet des lendemains qui chantent…
« La culture... ce qui a fait de l'homme autre chose qu'un accident de l'univers », écrivait André Malraux. Nous allons pourtant collectivement droit dans le mur. (12.02.10)
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